ICANN ET LE CONTROLE D INTERNET
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Des machines et des aiguilleurs ; c’est tout ce dont internet a besoin pour fonctionner. Pour shématiser, le net est géré au niveau mondial par des serveurs (en fait des ordinateurs) et un certain nombres d’organismes qui assurent leur fonctionnement. Ce dispositif technique s’appuie sur treize « serveurs de routage » : dix aux Etats Unis, deux en Europe (Suède et Angleterre) et un au Japon. Selon le protocole d’accord qui lie l’ICANN au département américain du commerce, c’est cette dernière qui assure la gestion des noms de domaines .com, .fr, etc. Mais au final, c’est le département du commerce qui a le pouvoir de donner ou non son accord pour que la route qui permet par exemple d’accéder aux sites en .fr soit publié dans la carte internationale de navigation du net. Ce contrat liant l’ICANN à Washington arrivera à échéance en septembre 2006. Au moment de la création de la dite société, l’administration Clinton entendait lui donner une complète indépendance. Ce n’est pas le cas de W. Bush. « Les Etats Unis continueront leurs supervision pour que l’ICANN continue de remplir sa mission technique fondamentale , à savoir la gestion des noms de domaines » à déclaré récemment Michael Gallagher, sous secrétaire au commerce. Les autorités américaines refusent que la gouvernance de la toile soit confiée à une agence de l’O.N.U. , système considéré a priori comme étant trop bureaucratique et inefficace selon les spécialistes. Si l’internet qui évolue en permanence, n’était pas mise constamment à jour, les sites deviendraient peu à peu inaccessibles. D’ou les scénarios catastrophes imaginés par les opposants au système actuel, qui voit les Etats Unis décidant de bloquer volontairement l’accès de certains sites. Imaginez que, du jour au lendemain, le site du ministère des finances où la majeure partie des déclarations d’impôts se font de plus en plus en ligne, devienne inaccessible…Ce qui est vrai pour le Web vaut aussi pour les mails. Washington pourrait bloquer tous les échanges de courrier électronique sur la planète. Les représentants du gouvernement américain et ceux de l’ICANN ne voient là que fantasmes, les Etats Unis n’ayant pas de rôle de gestion directe, mais uniquement de supervision et d’autorisation. Tout cela ne semble être qu'utopie mais il peut être utile de rappeler qu’internet (vi
a son flux d’informations) est devenue une ressources premières comme l’eau et le pétrole.